Capacité d'emprunt

Combien pouvez-vous emprunter selon vos revenus, dans la limite des 35 % d'endettement recommandée par le HCSF ?

Salaires nets, pensions, allocations stables. Cumulez si co-emprunt.

Crédits en cours, pensions versées, loyers conservés. Pas la vie courante.

Taux moyen 2026 sur 25 ans : ~3,7 %

Maximum recommandé HCSF : 25 ans

Estimation indicative

Vous pouvez emprunter jusqu'à

279 651 €

Pour 1 400 € de mensualité maximum

Voir le détail du calcul
Revenus nets mensuels
4 000,00 €
Charges mensuelles
0,00 €
Mensualité max (taux d'endettement 35 %)
1 400,00 €
Capital empruntable
279 651,24 €
dont total des intérêts payés
140 348,76 €

Calcul indicatif basé sur la règle HCSF des 35 % d'endettement assurance comprise. Le capital n'inclut pas l'apport personnel ni les frais de notaire — pensez à les ajouter à votre budget total d'acquisition.

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Comment est calculé ce résultat ?

Le calcul de la capacité d'emprunt s'appuie sur la règle des 35 % d'endettement maximum recommandée par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF). On part de la mensualité que vous pouvez supporter, puis on en déduit le capital qu'une banque acceptera de vous prêter sur la durée souhaitée.

Le calcul se fait en deux étapes :

  • Étape 1 — Mensualité maximale : M_max = (revenus nets − charges) × 35 %
  • Étape 2 — Capital empruntable (formule inverse de l'annuité constante) : K = M × (1 − (1 + t)−n) / t

t est le taux mensuel (taux annuel ÷ 12) et n le nombre total de mensualités (durée × 12).

Les charges retenues sont les mensualités de crédits en cours (auto, conso, autres prêts immobiliers), les pensions alimentaires versées et, selon la banque, les loyers que vous continuerez de payer. Les charges du quotidien (alimentation, énergie, abonnements, impôts) ne rentrent pas dans le calcul des 35 %.

À noter : la règle des 35 % est une recommandation, pas une loi. Les banques peuvent dépasser ce seuil pour 20 % de leurs dossiers, principalement réservés à la résidence principale des primo-accédants. Au-delà, le « reste à vivre » (typiquement 800-1 000 € par adulte + 300-400 € par enfant) devient un critère décisif — même en dessous de 35 %, un reste à vivre insuffisant peut faire refuser un dossier.

Questions fréquentes

Comment est calculée la capacité d'emprunt ?

On part de la règle des 35 % d'endettement maximum recommandée par le HCSF. La mensualité maximale tolérable est : M_max = (revenus nets − charges) × 35 %. On en déduit ensuite le capital empruntable par la formule inverse de l'annuité constante : K = M × (1 − (1 + t)^(−n)) / t, où t est le taux mensuel et n le nombre de mensualités. Plus la durée est longue et plus le taux est bas, plus le capital empruntable augmente.

Qu'entend-on par « charges » dans le calcul ?

Les charges retenues sont les mensualités fixes de crédits en cours (auto, conso, autres prêts immobiliers), les pensions alimentaires versées et, selon la banque, les loyers payés (si vous gardez votre résidence actuelle). Ne sont pas comptés les charges courantes du quotidien (alimentation, énergie, abonnements), ni les impôts.

Le taux d'endettement de 35 % est-il une règle absolue ?

C'est une recommandation du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) du 13 juin 2024, pas une loi. Les banques peuvent dépasser ce seuil pour 20 % de leurs dossiers, principalement destinés à l'achat de résidence principale par des primo-accédants. Au-delà de 35 %, vous serez généralement refusé sauf revenus élevés permettant un « reste à vivre » suffisant.

Faut-il inclure l'assurance emprunteur dans les 35 % ?

Oui. Depuis l'application stricte de la recommandation HCSF, le taux d'endettement de 35 % s'applique à la mensualité totale, assurance emprunteur comprise. Vous devez donc retrancher l'assurance prévisionnelle de votre capacité avant le calcul du capital empruntable — soit, en pratique, environ 5 à 10 % de capacité en moins.

Comment augmenter sa capacité d'emprunt ?

Plusieurs leviers : (1) allonger la durée du prêt jusqu'à 25 ans (limite HCSF) — augmente la capacité de 30 à 40 %, (2) rembourser les crédits conso en cours pour réduire les charges, (3) co-emprunter avec un conjoint pour cumuler les revenus, (4) négocier une délégation d'assurance moins chère pour libérer du « budget mensualité », (5) faire jouer la concurrence entre banques via un courtier.

Le « reste à vivre » est-il pris en compte ?

Oui par les banques, mais pas par la règle HCSF des 35 % qui est un seuil absolu. Le reste à vivre est ce qui reste après paiement de toutes les charges et de la mensualité du prêt — typiquement 800 à 1 000 € par adulte et 300 à 400 € par enfant à charge. Si votre reste à vivre est insuffisant, votre dossier sera refusé même en dessous des 35 %.

Sources et références

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